Amis de l'Aumônerie de
Strasbourg / Bas Rhin (67)

Témoignage

 

Chers frères et sœurs,

De retour d'Afghanistan, je tiens à partager avec vous mes souvenirs de mon séjours.
J'étais affecté de janvier à août 2007 à l'ambassade de France à Kaboul comme conseiller militaire. A ce titre mon travail m'a mis en relation avec ;
- les forces françaises déployées, qui font partie de la force multinationale, l'ISAF mise en place actuellement par l'OTAN, ainsi que du
- dispositif multinational sous commandement américain, anti-terroriste appelé " liberté immuable " (Enduring Freedom),
- l'armée afghane, tout juste opérationnelle
- le corps diplomatique et les civils français en Afghanistan, à 91% sur Kaboul.

Mon expérience militaire, nationale ou multinationale fut très enrichissante aussi bien avec les Français, les Alliés, que les Afghans.

Mes meilleurs souvenirs ou les plus marquants sont ceux passés avec les Chrétiens de Kaboul, de la CCCK (Christian Community Centre of Kabul), de l'aumônerie protestante française, et des autres aumôneries protestantes. Les cultes le vendredi (jour férié musulman) à horaires changeant (pour diminuer le risque d'attentat) était intenses car les chrétiens de Kaboul (Français, Britanniques, Américains, Allemands, Hollandais, Coréens, Suisses, Irlandais, Néo-zélandais et Australiens) vivent dans un environnement difficile.

J'ai eu d'excellents contacts avec une petite ONG française dirigée par un couple français de protestants mennonites qui dirige une école mixte et travaille pour la formation professionnelle des enfants préadolescents. A ce titre j'ai pu aider un de leurs amis turc chrétien, à sortir de la prison où il allait mourir, en informant mon homologue turc de la situation de son compatriote.

Avec l'aumônerie française, j'ai eu des contacts avec les pasteurs Arienzale et Genevaz, où j'ai également pu témoigner comme chrétien auprès de nos camarades du dispositif français : Pamir. Les deux pasteurs m'ont conseillé dans la rédaction finale du BIGSAC à laquelle j'ai pu aussi contribuer. Nous avions deux réunions par semaine, une le dimanche soir en groupe d'étude biblique et une le mercredi autour d'un film, support de débat, avec parfois un culte le dimanche.

Avec l'aumônerie chez les américains, mes voisins de l'ambassade, qui me permettait de manger et de faire des courses sans être obliger de circuler seul dans Kaboul, j'ai pu avoir de bons contacts lors du culte le dimanche matin. Néanmoins il s'agissait, à juste titre, d'une démarche très organisée et centrée sur le soutien et la prière au profit des familles et des soldats américains.

Enfin je remercie mon église d'avoir soutenu mon épouse durant ces six mois de séparation, l'aumônerie protestante, et l'Union des Militaires Chrétiens de France par leurs prières.

Eric Mandille